Le 11 novembre et le 8 mai
par
Création par l’Etat dès 1916, de l’Office national des mutilés et réformés de la Guerre 1914-1918, puis de l’Office national des pupilles de la nation, et de l’Office national du combattant dans un but de solidarité (prise en charge des réparations, aides à la réinsertion professionnelle, aides aux familles), en faveur des victimes et anciens combattants.
En 1918, 20 millions de blessés et invalides dont certains mutilés ne peuvent plus travailler. Beaucoup d’associations d’anciens combattants se créent et travaillent en partenariat avec l’Administration officielle dans le but de secourir leurs membres (défense des droits, soutien social, etc.).
C’est à l’initiative de deux infirmières de l’Institut des Invalides, Suzanne Leenhardt et Charlotte Malterre, que sera créé l’atelier de fabrication des Bleuets de France au sein de l’établissement pour aider les pensionnaires des Invalides, surnommés « les gueules cassées » à retrouver le moral et à subvenir partiellement à leurs besoins. Ce bleuet, symbole du Souvenir, fait de tissu et d’étamines en papier journal, sera vendu sur la voie publique en 1934. Le succès de l’opération incite l’Etat à la rendre officielle dès 1935. Après la Seconde Guerre mondiale, en 1957, un deuxième jour de collecte est créé. La vente du bleuet perdure les 11 novembre et 8 mai, grâce à l’Office des anciens combattants qui a pris la charge de la gestion de l’Œuvre depuis 1991.
Quelques dates concernant le 8 mai :
1946 : l’Assemblée vote le jour de la commémoration de la fin de la guerre : le 8 mai
1953 : sous l’influence des associations d’Anciens Combattants, le 8 mai est férié
1959 : il est décrété que le deuxième dimanche de mai sera jour de commémoration non férié
1965 : exceptionnellement, en raison du vingtième anniversaire de la fin de la guerre, le 8 mai sera férié
1975 : le président Valéry Giscard d’Estaing, au nom de la réconciliation franco-allemande déclare que le 8 mai ne sera plus fêté
1981 : c’est l’inverse, le 8 mai redevient férié et l’est toujours à ce jour.
En 1920, l’American Légion a adopté comme symbole le coquelicot suite à un poème d’un major canadien présent dans les Flandres pendant la guerre de 1914-1918 qui a évoqué l’abondance des coquelicots, prolifération due à la poussière de chaux sur les champs de bataille, au milieu des croix de bois des cimetières improvisés. La Grande-Bretagne, le Canada et l’Australie le reconnaîtront à leur tour.
Commentaires